L’Ontario rend obligatoires les politiques de vaccination contre la COVID-19 dans les milieux à risque élevé

En réponse à l’évolution des données concernant la transmissibilité du variant Delta et compte tenu de l’expérience récemment vécue dans d’autres territoires de compétence, le gouvernement, en consultation avec le médecin hygiéniste en chef, prend des mesures pour accroître la protection des personnes les plus vulnérables, y compris les personnes âgées fragiles, les personnes immunodéprimées et les jeunes enfants qui ne sont pas encore admissibles à la vaccination. Pour cette raison, il rend obligatoire la mise en œuvre des politiques de vaccination contre la COVID-19 dans les milieux à risque élevé, suspend l’étape postérieure au Plan d’action pour le déconfinement de la province et fournit une troisième dose de vaccin contre la COVID-19 aux populations vulnérables. Le gouvernement élargit également l’admissibilité au vaccin Pfizer aux enfants nés en 2009 ou avant.

Pour protéger les patients vulnérables et le personnel dans les milieux où le risque de contracter et de transmettre la COVID-19 et le variant Delta est plus élevé, le médecin hygiéniste en chef a publié une directive qui oblige les hôpitaux et les fournisseurs de services de soins communautaires et à domicile à adopter une politique de vaccination contre la COVID-19 pour les employés, le personnel, les entrepreneurs, les étudiants et les bénévoles, et les services ambulanciers, à mettre en place une politique d’immunisation contre la COVID-19 pour les paramédicaux. La politique d’immunisation doit entrer en vigueur au plus tard le 7 septembre 2021 et, à tout le moins, ces personnes devront fournir une preuve de l’une des trois choses suivantes :

  • la vaccination complète contre la COVID-19;
  • une raison médicale pour ne pas être vacciné contre la COVID-19;
  • du suivi d’une séance de formation sur la vaccination contre la COVID-19.

Les personnes qui ne fournissent pas de preuve de vaccination complète contre la COVID-19 devront subir régulièrement des tests antigéniques. Ces milieux devront faire le suivi de la mise en œuvre de leurs politiques et en faire rapport au gouvernement provincial. Il s’agit des mêmes exigences que celles de la politique d’immunisation actuellement en place pour les foyers de soins de longue durée.

« Bien que l’Ontario fait bonne figure en ce qui concerne l’administration des premières et deuxièmes doses et que la province a l’infrastructure nécessaire pour gérer les éclosions, le variant Delta est très transmissible et l’expérience vécue dans d’autres territoires démontre que nous devons rester vigilants alors que l’automne arrive, a déclaré Christine Elliott, vice-première ministre et ministre de la Santé. En prenant des mesures supplémentaires dans des milieux à risque élevé, nous protégerons davantage les personnes les plus vulnérables de la province, préserverons notre capacité hospitalière, assurerons un retour à l’école sécuritaire et garderons l’Ontario en marche. »

Pour appuyer le plan de retour à l’école, le ministère de l’Éducation a l’intention de mettre en place une politique de divulgation de la vaccination pour tous les employés des conseils scolaires financés par les fonds publics, le personnel des écoles privées, ainsi que pour tous les employés des milieux de garde d’enfants agréés durant l’année scolaire 2021-2022, tout en exigeant des tests antigéniques rapides pour le personnel qui n’est pas immunisé contre la COVID-19. Le gouvernement de l’Ontario collabore également avec les bureaux de santé publique et les conseils scolaires financés par les fonds publics pour organiser des séances de vaccination volontaire dans les écoles ou à proximité de celles-ci afin de rendre les vaccins encore plus pratiques et accessibles aux élèves admissibles, à leurs familles, à leurs éducateurs et au personnel scolaire qui retournent à l’école cet automne.

Les politiques d’immunisation seront également mises en œuvre dans d’autres milieux à risque élevé, notamment :

  • les établissements d’enseignement postsecondaire,
  • les maisons de retraite agréées,
  • les refuges pour femmes,
  • les foyers de groupe et les programmes de jour pour les adultes ayant des troubles de développement, les centres de traitement des enfants et autres services aux enfants ayant des besoins particuliers et les milieux résidentiels pour enfants agréés.

« Grâce au soutien du médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, notre gouvernement prend des mesures pour rendre les écoles aussi sûres que possible, a déclaré Stephen Lecce, ministre de l’Éducation. Notre plan protégera nos écoles et assurera une recherche des contacts rapide dans le but de garder les écoles ouvertes au profit des élèves de l’Ontario. »

En plus, pour continuer de protéger les personnes les plus vulnérables de l’Ontario, la province commencera, selon la recommandation du médecin hygiéniste en chef et d’autres experts de la santé, à offrir une troisième dose du vaccin contre la COVID-19 aux personnes présentant le plus de risques dans le but de leur procurer une protection supplémentaire contre le variant Delta. Il s’agit notamment des personnes suivantes :

  • Les receveurs de greffes (y compris les greffes d’organes pleins et les greffes de cellules souches hématopoïétiques);
  • Les patients atteints de cancers hématologiques (p. ex., lymphome, myélome, leucémie) recevant un traitement actif (chimiothérapie, traitements ciblés, immunothérapie);
  • Les patients ayant reçu un agent anti-CD20 (p. ex., rituximab, ocrélizumab, ofatumumab);
  • Les résidents de milieux d’hébergement collectif à risque élevé, y compris les foyers de soins de longue durée, les maisons de retraite autorisées à risque élevé et les pavillons de soins aux aînés des Premières Nations.

L’emplacement et le moment de l’administration de la troisième dose varieront par bureau de santé publique et population à risque élevé en fonction de la planification et des considérations locales. Dans certains cas, l’administration commencera dès cette semaine où la situation le permet.

De plus, afin de favoriser un retour à l’école sécuritaire en veillant à ce qu’un plus grand nombre d’enfants et de jeunes puissent bénéficier de la protection qu’offre le vaccin, la province prolongera l’admissibilité au vaccin Pfizer chez les enfants nés en 2009. L’Ontario a étroitement surveillé les données de l’Alberta et de la Colombie-Britannique lors de la prise de cette décision. Ces provinces ont offert le vaccin Pfizer aux jeunes nés en 2009 pendant plusieurs mois sans qu’aucun risque n’ait été identifié. À compter du mercredi 18 août 2021, tous les enfants qui auront 12 ans avant la fin de 2021 seront admissibles à recevoir leur première dose du vaccin contre la COVID-19 et pourront prendre rendez-vous à l’aide du Système provincial de prise de rendez-vous, par l’entremise du bureau de santé publique ou des pharmacies de leur région, ou encore se présenter à des centres de vaccination dans l’ensemble de la province.

« Le maintien d’un faible taux d’infection dans nos collectivités et la protection des personnes les plus vulnérables sont la façon dont nous pouvons assurer autant que possible la sécurité de nos écoles, de nos entreprises et de nos milieux sociaux, tout en réduisant au minimum les perturbations, a déclaré le Dr Kieran Moore, médecin hygiéniste en chef. Afin d’offrir la meilleure protection à chaque personne tout en apprenant à vivre avec le virus, nous passons à l’action en obligeant les personnes qui travaillent dans des conditions à risque élevé à se faire entièrement vacciner, en administrant une troisième dose d’un vaccin contre la COVID-19 à certains groupes dont la réponse immunitaire est réduite et en élargissant l’admissibilité aux enfants nés en 2009 ou avant. »

Bien que la province ait atteint le jalon important de plus de 81 % des Ontariens âgés de 12 ans et plus ayant reçu une première dose (on s’attend à atteindre l’objectif de 75 % de personnes vaccinées avec une deuxième dose plus tard ce mois-ci), le gouvernement a décidé par prudence, en consultation avec le médecin hygiéniste en chef, de suspendre l’étape postérieure au Plan d’action pour le déconfinement. Le médecin hygiéniste en chef et d’autres experts de la santé continueront de surveiller les données afin de déterminer s’il est sécuritaire de réaliser l’étape postérieure au plan d’action et de lever la majorité des mesures de santé publique et de sécurité au travail actuellement en place.

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